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Natixis IM : "les performances des marchés au second semestre devraient être portées par l'IA"
information fournie par AOF 20/07/2026 à 12:03

(Zonebourse.com) - La semaine dernière, l'étude sur les perspectives 2026 des stratégistes de Natixis a été publiée. Elle s'appuie sur les réponses de 33 experts, dont 12 gestionnaires d'actifs affiliés de Natixis Investment Managers, 6 représentants de Natixis Investment Managers Solutions, 4 représentants de Natixis Corporate & Investment Banking et 1 représentant de Natixis Wealth Management. L'enquête a été réalisée en partenariat avec CoreData Research en juin 2026.

Les investisseurs abordent le second semestre 2026 confrontés à un large éventail de risques potentiels, qu'il s'agisse du conflit qui se poursuit entre les Etats-Unis et l'Iran, de la volatilité des marchés de l'énergie ou encore de la persistance des tensions inflationnistes. Malgré cet environnement, neuf stratégistes de Natixis sur dix (91%) estiment que l'IA constituera le principal moteur de la performance des marchés au cours de la seconde moitié de l'année.

Parmi les 33 stratégistes de marché, gérants de portefeuille, analystes et économistes des différentes sociétés affiliées de Natixis Investment Managers interrogés dans le cadre de cette enquête, 88% anticipent une accélération du secteur de l'intelligence artificielle, tandis que seuls 12% estiment que la bulle éclatera au cours du second semestre .

Cet optimisme ne les empêche pas d'adopter une approche prudente à l'égard de l'IA, compte tenu du caractère profondément disruptif de cette technologie. Ainsi, 79% considèrent que la volatilité alimentée par les craintes qu'elle suscite est appelée à perdurer et pourrait progressivement s'étendre à de nombreux secteurs d'activité. Le risque de concentration constitue également une source de préoccupation : 85% le qualifient de risque moyen ou élevé pour le second semestre, dans la mesure où six ou sept entreprises spécialisées dans l'IA concentrent aujourd'hui une part disproportionnée de la performance des marchés.

L'essor du secteur de la défense

Par ailleurs, dans cette étude, on apprend sans surprise que le secteur de la défense a bénéficié des récentes tensions géopolitiques. Dans ce contexte, sept stratégistes sur dix (70%) estiment qu'il continuera de bénéficier d'une dynamique favorable portée par le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran.

Plus de la moitié des répondants (52%) considèrent également que les valeurs de la défense devraient profiter de l'augmentation des dépenses militaires à l'échelle mondiale. Ce niveau demeure légèrement inférieur à celui observé dans l'édition 2025 de l'enquête, où ils étaient 59% à partager cette opinion.

En Europe, la défense s'impose comme le deuxième secteur privilégié par les stratégistes (24%). Si cette proportion est en recul par rapport à l'enquête 2025 (47%), le secteur continue néanmoins d'offrir un potentiel d'investissement, dans un contexte où les enjeux de sécurité demeurent au premier plan.

L'étude met également en évidence une évolution de la perception des investisseurs en matière d'investissement durable. Près de six stratégistes sur dix (58%) considèrent désormais que la défense peut être regardée comme un investissement durable. Par ailleurs, 88% estiment que le débat autour de l'investissement durable continuera de susciter des divergences de vues, tandis que plus des trois quarts (79%) jugent que les impératifs de sécurité énergétique détermineront le rythme de la transition énergétique.

Des opportunités d'investissement au second semestre

Malgré les chocs politiques et macroéconomiques, les marchés ont fait preuve de résilience au premier semestre 2026. Les indices S&P, Euro Stoxx et FTSE ont tous enregistré des performances positives, certes modestes, mais à un chiffre.

Si les six premiers mois de l'année ont été marqués par les tensions géopolitiques et les mutations de l'environnement économique, les stratégistes de Natixis continuent de privilégier les thématiques qui soutiennent les marchés depuis deux ans. Deux tiers d'entre eux (67%) anticipent ainsi une surperformance des actions américaines au second semestre, plus des trois quarts (76%) estiment que les grandes capitalisations surperformeront les petites capitalisations, tandis que 82% privilégient les valeurs de croissance aux valeurs décotées.

A l'échelle régionale, 42% des stratégistes considèrent que les marchés américains offriront les meilleurs rendements au second semestre 2026, portés par l'intelligence artificielle et les valeurs de croissance de grande capitalisation. Ils n'étaient que 29% à partager cette opinion lors de l'édition précédente de l'enquête.

A l'inverse, le sentiment à l'égard de l'Europe s'est légèrement dégradé : seuls 15% estiment qu'elle enregistrera les meilleures performances au second semestre, contre 38% un an plus tôt.

La technologie demeure, selon les stratégistes, le principal moteur de la performance des marchés. Aux Etats-Unis comme en Asie, près des deux tiers des répondants (61%) anticipent que le secteur des technologies de l'information sera le plus performant, tous les autres secteurs recueillant 10% ou moins des suffrages.

En Europe, les convictions apparaissent davantage équilibrées. Les services financiers arrivent en tête (27%), devant la défense (24%) et les technologies de l'information (18%), traduisant une volonté de diversification dans un environnement durablement marqué par des taux d'intérêt élevés.

A rebours des autres régions, les stratégistes identifient les matériaux (33%) et l'énergie (27%) comme les principaux moteurs de performance en Amérique latine, reflétant l'exposition de la région à la demande mondiale en matières premières et en ressources naturelles. Les valeurs industrielles arrivent en troisième position (12%).

L'IA s'impose comme une thématique d'investissement de long terme

Par ailleurs, selon les conclusions de cette étude, la perception de l'intelligence artificielle évolue à mesure que cette technologie se diffuse dans l'économie et s'intègre plus profondément aux modèles d'activité des entreprises .

Au total, 97% des stratégistes estiment que l'IA générera des effets de second et de troisième ordre, à mesure que les bénéfices de cette technologie s'étendront au-delà des entreprises qui développent les logiciels, conçoivent les semi-conducteurs ou construisent les infrastructures nécessaires à son déploiement. Près de neuf répondants sur dix (88%) considèrent que les gains de productivité liés à l'IA se traduiront par une progression des bénéfices des entreprises.

Les stratégistes inscrivent également de plus en plus l'intelligence artificielle dans une perspective d'investissement de long terme. Seuls 45% s'attendent à constater un retour sur les investissements consacrés à l'IA au cours des douze prochains mois.

Ils identifient toutefois des effets plus immédiats. Plus de la moitié (52%) estiment que l'augmentation attendue des introductions en Bourse d'entreprises spécialisées dans l'intelligence artificielle devrait favoriser la liquidité sur les marchés du capital-investissement .

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Cette analyse a été élaborée par AOF et diffusée par BOURSORAMA le 20/07/2026 à 12:03:00.

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